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Appel à contributions

Appel à contributions

« Dictionnaire des risques naturels » : un projet interdisciplinaire géologie & langues

Les risques naturels sont présents depuis que la nature existe, et l’humanité est là pour faire face aux aléas que l’on rencontre partout sur la planète. Ces derniers sont habituellement classés par environnements (maritime, littoral, terrestre), par éléments (eau, feu, terre, air), par phénomènes (vent, neige, lave), par événements (tremblements de terre, tempêtes et cyclones, inondations et tsunamis, avalanches de pierre ou de neige, glissements de terrain, éruptions volcaniques, incendies de forêt) ou encore par thématiques (changements climatiques - calottes glaciaires, glaciers, sécheresse, canicules). Ces classifications se font dans la langue du classificateur – l’observateur, la victime, le scientifique, l’acteur de terrain. La terminologie utilisée relèvera de leurs langues maternelles respectives. Pour décrire un risque naturel observé, subi, attendu ou craint, ils auront donc recours à des univers linguistiques et culturels différents. Or, selon la théorie de Sapir-Whorf, dans sa version non radicale, un natif ne peut concevoir le monde autrement que par le prisme de sa langue, et il ne peut donc envisager une chose à laquelle sa langue ne lui permet pas d’accéder. Comme il s’agit de constructions complexes et fermées sur elles-mêmes, ces univers continuent, pour la plupart, à exister et à évoluer sur des voies parallèles. Sur le plan de perception, tout ne pourra donc pas être dit, et dans ce qui sera dit, tout ne pourra pas, sur le plan de la communication, être compris. Comme pour les catastrophes naturelles, l’humain a appris à faire avec, à surmonter et à s’en sortir malgré tout.

L’objectif est de concevoir un dictionnaire des risques naturels quadrilingue qui comportera non seulement les termes et les concepts les plus importants, mais aussi les définitions linguistiques et les explications interculturelles qui permettront de les contextualiser. Une bonne compréhension des mots, mais aussi des non-équivalences, des décalages sémantiques et de leurs répercussions éventuelles est la clé d’une utilisation plus correcte et plus efficace.

Dans le cadre de ce projet de publication – qui s’inscrit dans l’optique de contribuer au challenge 4 de l’initiative clermontoise I-Site « CAP 20-25 » – nous voudrions questionner et enrichir la recherche actuelle sur la gestion du risque dans les zones menacées. Dans un premier temps, nous allons travailler dans quatre langues principales (français, anglais, espagnol et allemand) et ultérieurement dans huit autres langues des pays et régions les plus concernés par les questions étudiées (italien, portugais, grec, indonésien, philippin, japonais, chinois, russe).

Il s’agira d’un travail collaboratif entre chercheurs français et étrangers qui aura pour but une diffusion large au sein de la communauté scientifique mais aussi au-delà, en incluant notamment les acteurs politiques, économiques et sociaux. Tous ceux qui s’intéressent à la thématique du patrimoine géologique, biologique et humain pourront y trouver des informations utiles. La valeur ajoutée du dictionnaire résidera dans un double croisement de regards : d’une part, entre zones géographiques différentes et d’autre part, entre chercheurs en sciences exactes et en sciences humaines et sociales. Pour des raisons de complémentarité et d’efficacité, les contributeurs travailleront idéalement en binômes interdisciplinaires. Ils seront spécialisés soit en géologie ; spécialisation vulcanologie, soit en langues et civilisations étrangères (plus précisément en : anglais, espagnol, italien, français, portugais, grec, allemand, indonésien, philippin, japonais, chinois, russe) ; spécialisation interculturalité.

- calendrier prévisionnel :

envoi des lettres de motivation : 01/05/2018
lancement du projet : 01/06/2018
publication : courant 2020

- contacts :

Michaël GRÉGOIRE, Maître de Conférences en linguistique espagnole, Université Clermont Auvergne, UFR Langues, Cultures et Communication, Laboratoire de Recherche sur le Langage (EA 999)

Andrew HARRIS, Professeur des Universités, Université Clermont Auvergne, Observatoire du Physique du Globe de Clermont, Laboratoire Magmas et Volcans (UMR6524-CNRS)

Dana MARTIN, Maître de Conférences en allemand, Université Clermont Auvergne, UFR Langues, Cultures et Communication, laboratoire Communication et sociétés (EA 4647)

Benjamin VAN WYK DE VRIES, Professeur des Universités, Université Clermont Auvergne, Observatoire du Physique du Globe de Clermont, Laboratoire Magmas et Volcans (UMR6524-CNRS)

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